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Question coaching

Faire le ménage n'est-il pas une perte de temps ?

Dans un monde où l’information nous semble de plus en plus envahissante et où la part du superflux est considérable. Faire le ménage est une solution, mais on peut aussi considérer que les technologies modernes rendent cette activité chronophage inutile. Ce qui vaut pour de l’information brute vaut elle pour l’information structurante ? Un tri concret dans les tâches, les outils, les process d’un projet ou d’une organisation, ou plus largement : faire le ménage dans ses priorités, ses relations, ses engagements, voire dans sa propre tête a peut-être plus de sens ?

Le temps que ça prend doit-il est considéré par rapport à l’action productive immédiate ? Cette question invite à se demander si on peut considèrer le rangement, le tri, l’élagage comme une activité annexe et secondaire, ou comme une condition invisible de l’efficacité future, en particulier si on examine la question sur un plan psychologique.

Je peux me sens submergé par l’ampleur de la tâche ou par la quantité de choses qui encombrent mon chemin de transformation, peu enclin à affronter le désordre accumulé au fil du temps. Le temps nécessaire pour faire le tri, identifier ce qui m’est utile et débarrasser ce qui me fait obstacle est un frein pour moi, une force d’inertie. D’un autre côté, l’idée de faire abstraction des détails et autres éléments collatéraux peut m’insécuriser tout comme confier une partie de ce travail aux technologies d’aujourd’hui peut me faire penser que j’abandonne une partie de mes responsabilités.

Une transformation, c’est un chemin, pour ne pas dire un ensemble de chemins plus ou moins directs vers un objectif. Alors, faire le ménage, ce peut être faire la part des choses entre les outils qui seront utiles sur le chemin ou faire la part des choses entre les chemins eux-même. Et si je garde un plan B, j’ai intérêt à ne pas me débarrasser des outils utiles sur ce chemin là.
Outre sa fonction pratique, le ménage a une fonction réflexive, il permet de prendre du recul, voir l’ensemble, décider consciemment de ce qui reste pertinent ou non, bref, de clarifier ma quête. Alors, quand je fais le ménage, comment mon sujet est-il plus dicernable pour moi ? pour les autre?

yin-yang vert représentant le monde de la terre

Faire le ménage, c’est peut-être aussi un moyen de consolider mes forces, par le seul fait de m’occuper de moi, de mon environnement. C’est une manière de prendre de l’élan, de mettre à sa disposition les meilleurs outils (opérationnels et de secours).
Faire le ménage, c’est peut-être freiner sa propre dynamique, enlever à ses outils le pouvoir de démontrer eux-mêmes leur utilité, voire faire obstacle à leur efficacité ou leur capacité à contribuer pour reprendre possession de sa responsabilité, pour augmenter son implication, pour incarner d’avantage sont propre projet.

Si je me pose la question du ménage, j’interroge ma capacité à produire l’énergie du changement : ainsi, je réduis la quantité d’obstacles potentiels, la quantité de paramètres que je prends en compte dans mes prises de décision.
Si je n’ai pas besoin de me poser la question du ménage, c’est que j’ai la capacité à être focus sur mon objectif, bien au clair sur le pourquoi de ma transformation et sur la puissance de celui-ci.
La question dépend aussi de mon besoin à mettre du contrôle dans mon processus de transformation… et me permet d’en être conscient. Il y a probablement un encombrement qui me saute aux yeux et qui est assez facile à aborder : de quoi faire une expérience et une analyse de bienfaits engendrés.

yin-yang gris représentant le monde de l'air